Pourquoi les gens boivent de l’alcool ?
Ah, l’alcool. Cette boisson mystérieuse qui semble capable de transformer une soirée entre amis en moment inoubliable… ou en désastre total, selon les cas. On se lève un matin avec un mal de tête digne d’un concert de métal dans le crâne, en se demandant : « Mais pourquoi est-ce que j’ai encore bu hier soir ? »
Si tu t’es déjà posé cette question, rassure-toi, tu n’es pas seul. Et moi non plus, je ne l’étais pas. On va creuser ensemble les raisons pour lesquelles nous, humains imparfaits que nous sommes, aimons tant lever un verre.
Je vais te parler des raisons que j’ai découvertes, et, spoiler alert : certaines sont très sérieuses, d’autres un peu plus surprenantes.
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« Le Déclic : Comprendre l’alcool pour t’en libérer »,
une méthode simple et efficace pour transformer ta relation à l’alcool.
L’alcool, ce compagnon de toujours (ou presque)
Quand tu y penses, l’alcool, on ne l’a pas découvert hier. Les premières traces de fermentation d’alcool remontent à des milliers d’années, et je ne te parle même pas des Romains avec leur amour immodéré pour le vin. Depuis des siècles, cette boisson nous accompagne, que ce soit pour fêter des victoires, sceller des amitiés ou simplement passer le temps.
En France, il est tellement ancré dans nos traditions qu’offrir un verre fait presque partie du « savoir-vivre ». En 2017, près d’un Français sur deux pensait que c’était tout à fait normal de servir de l’alcool pour respecter les bonnes manières. Et je ne vais pas te mentir, je faisais partie de ces gens-là.
Que ce soit lors d’un anniversaire, d’un mariage, d’une pendaison de crémaillère ou juste pour trinquer un vendredi soir, l’alcool est toujours dans les parages. C’est un peu le pote qu’on invite toujours sans trop se poser de questions, et qui finit parfois par squatter plus longtemps que prévu.
Mais pourquoi cet engouement pour l’alcool, me diras-tu ? Allez, plongeons dans les vraies raisons derrière cette relation pas toujours très saine.
Le goût, mais pas que…
Commençons par le plus évident : le goût. Oui, oui, tu as bien lu. D’après une enquête menée par Santé publique France, 80 % des consommateurs réguliers boivent d’abord pour le plaisir gustatif.
Quoi de plus normal ? Une bière artisanale bien fraîche, un vin rouge corsé ou un petit cocktail bien fruité, avoue que ça fait saliver. Moi aussi, j’aimais bien le goût, et je me persuadais que c’était pour ça que je buvais. Après tout, qui n’aime pas un bon vin au dîner ou un mojito en terrasse ?
Sauf que très vite, je me suis rendu compte que le goût n’était qu’une petite partie de l’histoire.
Parce que si tu bois régulièrement, tu sais aussi que le goût, c’est bien gentil, mais ce n’est pas ce qui te fait enchaîner les verres. Non, il y a autre chose.
Un petit effet, là, qui commence à se faire sentir au bout du deuxième ou troisième verre : cette douce sensation de détente qui s’installe, celle qui te donne l’impression que tout va bien dans le meilleur des mondes. Oui, je parle de l’alcool qui commence à jouer son rôle sur ton cerveau, un peu comme une mélodie relaxante qui te fait oublier tes soucis.
Le grand facilitateur social
Ah, les soirées. Combien de fois je me suis retrouvé à une fête, une pendaison de crémaillère ou un mariage, un peu tendu, un peu timide, à ne pas trop savoir quoi dire ni à qui parler… jusqu’à ce que le premier verre arrive. Magiquement, tout devient plus simple, plus léger.
Et c’est là qu’on entre dans un des grands rôles de l’alcool : facilitateur social. Une étude a montré que 34 % des gens boivent pour se sentir mieux intégrés dans un groupe. Et franchement, qui n’a jamais bu pour « briser la glace » ?
L’alcool te désinhibe. Il te donne l’impression d’être plus drôle, plus à l’aise, et même (osons le dire) un peu plus charismatique. Combien de fois ai-je eu l’impression d’être la star de la soirée après quelques verres ? Spoiler : ça ne durait jamais très longtemps.
Mais sur le moment, ça fait du bien, n’est-ce pas ? Ce petit coup de pouce pour surmonter ta timidité, pour t’intégrer dans une discussion ou juste pour oser aborder cette personne à l’autre bout de la pièce.
Et puis, entre nous, avoue que dans certaines soirées, si tu ne bois pas, tu as l’impression de ne pas être vraiment de la fête. Ce sentiment de devoir « faire comme tout le monde » pour ne pas te sentir à part, je le connais bien. J’ai longtemps cru qu’un bon moment ne pouvait pas se passer de quelques verres.
Mais ce qui est drôle, c’est qu’après avoir arrêté, j’ai découvert que ces moments pouvaient être tout aussi magiques, sinon plus, sans l’alcool.
La vraie connexion, celle qui ne dépend pas d’un verre, est bien plus satisfaisante.
Pourquoi fuir quand on peut… boire ?
Maintenant, parlons de ce moment moins glorieux où l’alcool devient plus qu’un plaisir ou un passe-temps. Il devient une échappatoire. C’est là que les choses se compliquent. Tu as peut-être déjà remarqué que, parfois, on ne boit pas pour s’amuser, mais pour fuir.
Fuir une mauvaise journée, fuir un stress permanent, fuir des soucis qui te trottent dans la tête. Tu n’es pas le seul. Selon Santé publique France, 20 % des gens boivent pour soulager une déprime ou un stress.
Ça paraît logique : l’alcool apaise, il détend, et pendant un moment, il semble faire disparaître les problèmes.
Je me souviens de ces soirs où, après une longue journée de boulot, je me disais : « Juste un verre pour me détendre ». Un verre qui en appelait souvent un autre. Parce que oui, l’alcool fonctionne bien pour t’offrir une pause mentale. Il calme ton cerveau, te fait oublier tes tracas, et te permet de te sentir un peu mieux.
Mais ça, c’est un piège. Parce que le lendemain matin, les problèmes sont toujours là. Et souvent, ils ont grossi. Crois-moi, je l’ai appris à mes dépens.
Quand on se sert de l’alcool pour échapper à la réalité, on entre dans une spirale dangereuse. C’est comme si l’alcool devenait un bouton « pause » pour ta vie. Mais la vérité, c’est que cette pause est illusoire. Les soucis restent en suspens, et pendant ce temps-là, tu perds des opportunités d’apprendre à vraiment les gérer.
Et si, au lieu de fuir, on apprenait à affronter ces moments difficiles ?
C’est un défi, mais c’est le seul moyen de vraiment avancer.
L’illusion des bienfaits sur la santé
Alors là, on touche un point qui m’a longtemps fasciné. L’alcool bon pour la santé ? Si tu as déjà entendu ça, tu n’es pas seul. Près de 20 % des Français pensent encore que l’alcool est bon pour eux, et 24 % pensent même qu’il aide à équilibrer l’alimentation.
Et là, je te vois sourire, mais oui, c’est vrai ! Peut-être as-tu même déjà sorti cet argument pour justifier un verre de vin au dîner : « Mais c’est bon pour le cœur ! » J’avoue, même si je ne l’ai pas fait, je l’ai pensé.
C’est une de ces idées qui semblent bien ancrées dans nos traditions, surtout chez les générations plus âgées. Et même si la science a désormais largement prouvé que les effets néfastes de l’alcool surpassent de loin ses prétendus bienfaits, cette petite voix dans ta tête continue de dire que, bon, un verre ne fait pas de mal, non ?
Pendant longtemps, j’ai cru à cette histoire du « verre de vin qui est bon pour le cœur ». Et honnêtement, c’était une belle excuse. Ça me permettait de boire sans culpabilité, de me dire que je faisais même du bien à mon corps.
La réalité, c’est que ces soi-disant bienfaits sont largement éclipsés par les risques pour la santé.
Mais c’est difficile à accepter, parce que l’idée est tellement séduisante. Après tout, qui n’aime pas l’idée qu’une habitude plaisante puisse aussi être bénéfique ?
Je et conseille de lire cet article : Réduire sa consommation d’alcool, 10 bienfaits qui vont changer ta vie
La quête de l’ivresse
Et puis, il y a ceux qui boivent pour une raison bien simple : se saouler. Oui, pour beaucoup de gens, boire, c’est aussi chercher à atteindre cette fameuse ivresse.
D’après les chiffres, environ 20 % des gens avouent boire dans ce but précis. Et si tu te souviens de tes jeunes années (ou peut-être que tu es encore en plein dedans), tu sais de quoi je parle. C’est cette envie de tout lâcher, de se sentir complètement libre, sans aucune contrainte.
L’ivresse, c’est cette sensation éphémère qui te donne l’impression d’être au sommet du monde. C’est cet état où tout semble possible, où les inhibitions tombent, où la musique est plus belle et où les conversations paraissent plus profondes.
Mais elle vient toujours avec son lot de regrets le lendemain. La gueule de bois, les souvenirs flous, et parfois même la honte. Tout cela, c’est le revers de la médaille, celui qu’on préfère ignorer sur le moment.
Je me souviens d’avoir cherché cette sensation à de nombreuses reprises. C’était comme une quête, une envie de me libérer de tout, même de moi-même. Mais à chaque fois, l’ivresse me ramenait au même point : une fuite temporaire, suivie d’une réalité plus lourde à gérer encore.
Aujourd’hui, je vois l’ivresse pour ce qu’elle est : une illusion de liberté.
La vraie liberté, c’est de ne pas avoir besoin de cette échappatoire.
L’engrenage de la dépendance
Tu l’as sûrement compris, l’alcool ne se contente pas de te donner un petit coup de pouce social ou de te récompenser d’une dure journée. Il peut devenir plus insidieux. Un verre après l’autre, on se retrouve parfois piégé.
Environ 12 % des consommateurs réguliers finissent par reconnaître qu’ils ne peuvent plus se passer de l’alcool. C’est là que ça devient sérieux. Parce qu’au-delà du plaisir et des fêtes, il y a ce moment où tu réalises que tu ne bois plus par envie, mais par besoin.
C’est là que j’ai su que quelque chose devait changer. Quand j’ai réalisé que l’alcool n’était plus un choix, mais une nécessité. Quand je ne pouvais plus imaginer passer une soirée sans un verre. Cette réalisation a été un choc, mais c’était aussi un tournant. J’ai compris que je devais reprendre le contrôle.
Ce n’était pas facile, mais chaque petit pas m’a rapproché de la liberté.
Reprendre le contrôle de ma consommation a été un des plus grands défis de ma vie. Je pense même que cela a été le plus grand.
Et je ne dis pas ça à la légère. J’ai dû faire face à mes peurs, mes insécurités, et surtout à cette voix intérieure qui me disait que je n’étais pas assez fort pour y arriver.
Mais devine quoi ? J’ai réussi. Et je veux que tu saches que, si tu es dans cette situation, toi aussi tu peux y arriver.
Il ne s’agit pas de perfection, mais de progrès constant, un jour après l’autre.
L’impact des habitudes culturelles
L’alcool est profondément enraciné dans notre culture. Les films, les séries, la publicité, les chansons…
Partout, l’alcool est célébré comme un symbole de fête, de détente, de vie sociale réussie. Regarde les publicités : les gens qui boivent sont toujours beaux, heureux, entourés d’amis. Cela crée une image, presque un mythe, que pour être heureux, il faut boire.
En France, et dans beaucoup d’autres pays, boire est aussi une question de tradition. Un bon repas sans vin ? Pour certains, c’est inconcevable. Et si tu refuses un verre, on te regarde parfois comme un extra-terrestre. J’ai souvent ressenti cette pression sociale, ce besoin de m’intégrer, de ne pas être celui qui « casse l’ambiance » en refusant de boire.
C’est fou à quel point nos habitudes peuvent être influencées par ce que les autres attendent de nous.
Mais la réalité, c’est que tu n’as pas besoin de boire pour être accepté ou pour t’amuser. J’ai découvert qu’il est possible de changer ces habitudes, de créer de nouvelles traditions. Peut-être que c’est là l’enjeu le plus grand : réinventer nos moments de partage, sans y associer systématiquement l’alcool.
Et devine quoi ? Les vrais amis, ceux qui tiennent vraiment à toi, ne se soucient pas de ce que tu as dans ton verre. Ils se soucient de toi, tout simplement.
L’alcool et l’illusion de la maîtrise de soi
Il y a aussi cette idée que l’on peut toujours se contrôler. Qu’on est plus fort que ça. Combien de fois ai-je entendu, ou même dit : « Je peux m’arrêter quand je veux » ? Cette illusion de maîtrise est une des raisons pour lesquelles tant de personnes continuent de boire, même quand l’alcool commence à causer des problèmes dans leur vie.
On se dit qu’on est différent, qu’on ne tombera pas dans le piège.
Mais la vérité, c’est que l’alcool a une manière sournoise de prendre le contrôle, lentement, sans que tu t’en rendes compte. Ce n’est pas une question de volonté ou de faiblesse de caractère. C’est une question de biologie, de l’effet que l’alcool a sur ton cerveau.
Il crée des habitudes, il te conditionne. Et avant même que tu ne t’en rendes compte, ce qui était un choix est devenu une routine, puis une dépendance.
La vraie force, c’est de reconnaître quand tu perds le contrôle, et de décider de faire quelque chose. Cela demande du courage, et cela demande de l’aide parfois.
Mais c’est possible. Je l’ai fait, et je connais beaucoup de personnes qui l’ont fait aussi. Et c’est toujours un chemin vers plus de liberté, vers plus de clarté.
Alors, pourquoi boit-on vraiment ?
Oui, pourquoi les gens boivent de l’alcool ?
Boire de l’alcool, c’est un peu comme partir en road-trip sans carte : au début, c’est excitant, mais très vite, on peut se perdre. Au départ, on boit pour le goût, pour s’amuser, pour être plus à l’aise en société. Mais parfois, ça va plus loin. On boit pour oublier, pour fuir, pour se sentir moins seul, moins stressé.
Et avant qu’on ne s’en rende compte, l’alcool cesse d’être un simple compagnon et devient un fardeau.
Mais la bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une fatalité. On peut apprendre à vivre sans cette béquille. On peut apprendre à affronter la vie, ses bons moments comme ses mauvais, sans avoir besoin de ce « coup de pouce ».
Ça demande du temps, de la patience, et parfois de l’accompagnement. Mais je suis là pour te dire que ça en vaut la peine.
Quand j’ai arrêté de boire, j’ai redécouvert qui j’étais vraiment. J’ai retrouvé des passions que j’avais oubliées, des relations que j’avais négligées. J’ai appris à gérer mes émotions sans les fuir. Et j’ai découvert que la vie, même avec ses hauts et ses bas, est bien plus riche et intense quand on est pleinement présent.
Si tu te reconnais dans ces lignes, si tu te poses des questions sur ta consommation, sache que tu n’es pas seul. Il n’y a pas de honte à se remettre en question, à vouloir changer.
Au contraire, c’est une preuve de force.
Et si tu veux commencer ce chemin, même par un petit pas, je suis là pour t’accompagner. Parce que, au fond, il ne s’agit pas de se priver, mais de se libérer.
À propos du blog unansansalcool.com
Le blog unansansalcool.com est né de mon envie de partager mon parcours, mes réussites, mais aussi mes moments de doute dans cette aventure de se libérer de l’alcool.
C’est un espace où je raconte sans filtre ce que signifie vraiment reprendre le contrôle de sa consommation, et où j’espère inspirer d’autres à faire de même.
Que tu sois en plein questionnement sur ta consommation, que tu cherches des astuces pratiques ou simplement une communauté bienveillante, unansansalcool.com est là pour t’accompagner à chaque étape de ce cheminement vers une vie plus libre et plus authentique.
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« Le Déclic : Comprendre l’alcool pour t’en libérer »,
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