Dry January 2026 : Le Guide Ultime du Mois Sans Alcool en France
Bienfaits scientifiques • Conseils pratiques • Chiffres officiels • Scandale politique
Par Sylvain Rouget – Coach Sobriété | unansansalcool.com
Pourquoi ce guide va changer votre regard sur l’alcool
En janvier 2025, près de 5,6 millions de Français se sont inscrits sur dryjanuary.fr pour relever le défi d’un mois sans alcool. Un record absolu. Et selon les sondages, ce sont près de 17 millions de personnes qui envisagent de participer à l’édition 2026. Ces chiffres donnent le vertige et témoignent d’une révolution silencieuse dans notre rapport collectif à l’alcool.
Pourtant, malgré cet engouement populaire sans précédent, le Dry January reste l’un des sujets les plus controversés de la santé publique française. Coincé entre des intérêts économiques colossaux (l’industrie de l’alcool pèse 45 milliards d’euros), des pressions politiques assumées et des enjeux sanitaires majeurs (41 000 morts par an), ce simple défi de janvier cristallise toutes les contradictions françaises.
Ce guide a l’ambition d’être le plus complet jamais écrit en France sur le sujet. Pas une simple liste de conseils pour « tenir » un mois sans boire. Non. Une analyse en profondeur qui aborde tous les angles : l’histoire fascinante du mouvement, les chiffres officiels que personne ne vous montre, les bienfaits scientifiquement prouvés, les conseils pratiques pour réussir… mais aussi le scandale politique qui entoure ce défi. Car oui, il y a bien un scandale.

Qui suis-je pour vous parler de tout cela ?
Je m’appelle Sylvain Rouget. J’ai consommé de l’alcool quotidiennement pendant plus de 20 ans. Devenu chef d’entreprise à 33 ans, j’ai utilisé l’alcool comme béquille pour gérer le stress, les responsabilités, la pression. Le verre du soir était devenu un rituel sacré, une récompense méritée. Comme beaucoup d’entre vous peut-être.
Je n’étais pas « alcoolique » au sens où on l’entend généralement. Je n’ai jamais bu le matin, jamais perdu mon travail, jamais fini à l’hôpital. Mais je buvais presque tous les jours. J’avais des blackouts réguliers. Je me réveillais entre 2h et 4h du matin. J’étais fatigué, irritable, moins présent pour mes enfants.
Le 23 mai 2022, j’ai arrêté. Pas par volonté, mais par compréhension. J’ai compris comment l’alcool agissait sur mon cerveau, comment il créait l’illusion du besoin, comment il prenait plus qu’il ne donnait. Aujourd’hui, je suis coach sobriété et j’accompagne des entrepreneurs, cadres et professionnels qui, comme moi, ont compris que l’alcool n’était pas la solution – mais le problème.
Ce que j’aurais aimé savoir il y a 20 ans, je vous le partage dans cet article. Prêt à découvrir toute la vérité sur le Dry January ?
Partie 1 : L’Histoire du Dry January – Des Origines à Aujourd’hui
Avant de plonger dans les bienfaits et les conseils pratiques, comprenons d’où vient ce mouvement qui rassemble aujourd’hui des millions de personnes à travers le monde.
1.1. La naissance au Royaume-Uni (2011-2013)
L’histoire du Dry January commence avec une femme, une course à pied et une intuition. En 2011, Emily Robinson, alors employée d’une organisation britannique de lutte contre l’alcoolisme (Alcohol Concern, devenue Alcohol Change UK), s’inscrit à un semi-marathon prévu en février. Pour optimiser son entraînement, elle décide de ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier.
Les résultats dépassent ses attentes : amélioration de ses performances sportives, meilleur sommeil, perte de poids, regain d’énergie. Mais ce qui la frappe le plus, c’est la réaction de son entourage. Tout le monde veut parler de son expérience. Les conversations s’enchaînent. Les questions fusent. Elle réalise qu’elle a touché un sujet universel : notre rapport complexe à l’alcool.
Comme le raconte Richard Piper, CEO d’Alcohol Change UK : « Elle s’est demandé ce qui se passerait si elle passait un mois entier sans boire et comment cela pourrait bénéficier à sa course. Spoiler alert : cela a vraiment amélioré ses performances de course, mais elle a aussi gagné d’autres bénéfices. »
En 2012, Emily rejoint officiellement Alcohol Concern et partage son expérience de manière plus structurée. L’idée germe : et si on organisait un défi collectif national ?
La première édition officielle du Dry January est lancée en janvier 2013. Avec le soutien d’Alastair Campbell, ancien conseiller de Tony Blair qui témoigne publiquement de son passé alcoolique, et du journaliste Peter Oborne qui essaie le mois sans alcool, la campagne attire plus de 4 000 participants dès la première année.
En avril 2014, l’expression « Dry January » est officiellement déposée comme marque par Alcohol Concern. Le mouvement est lancé.
Un fait historique méconnu : la Finlande en 1942
Fait intéressant : l’histoire du « janvier sobre » remonte en réalité bien plus loin. En 1942, le gouvernement finlandais avait lancé une campagne similaire appelée « Sober January » (Raitis tammikuu) dans le cadre de son effort de guerre contre l’Union soviétique. L’objectif était de maintenir la population sobre et productive pendant les mois difficiles de l’hiver.
Mais c’est bien la version britannique de 2013 qui a créé le mouvement mondial que nous connaissons aujourd’hui, grâce à une approche moderne : application mobile, réseaux sociaux, communauté en ligne et soutien quotidien par email.
1.2. L’expansion mondiale (2014-2020)
Ce qui a commencé comme une initiative britannique modeste s’est progressivement transformé en phénomène mondial. Le Dry January s’est diffusé dans tout l’Occident à la fin des années 2010, principalement via les réseaux sociaux et les associations de lutte contre le cancer et l’alcoolisme.
Aujourd’hui, le mouvement touche des millions de personnes à travers le monde :
- Royaume-Uni : Plus de 200 000 inscrits officiels en 2025, avec le soutien de Public Health England
- États-Unis : En 2023, 15% des adultes américains ont déclaré participer au Dry January
- France : 5,6 millions de participants en 2025 (record)
- Belgique : « Tournée Minérale » (version francophone) avec plus de 150 000 participants
- Pays-Bas, Suisse, Australie, Canada : Des versions locales se développent
L’application officielle « Try Dry » a dépassé le million de téléchargements, témoignant de l’ampleur du mouvement. Richard Piper résume parfaitement l’esprit du défi : « L’une des choses que j’aime dans le phénomène Dry January, c’est ce sentiment culturel de : nous sommes tous ensemble dans cette aventure. »

1.3. L’arrivée en France : Un accouchement difficile (2020)
En France, il a fallu attendre janvier 2020 pour voir apparaître une version française du défi, baptisée « Le Défi de Janvier ». Mais contrairement au Royaume-Uni où le gouvernement soutient activement la campagne, cette initiative française n’est pas soutenue par l’État. Elle est portée uniquement par la société civile.
Les associations organisatrices forment une coalition impressionnante : la Société Française d’Alcoologie, Addictions France (anciennement ANPAA), la Fédération Addiction, la Fédération Française d’Addictologie, la Ligue contre le Cancer, France Assos Santé, le RESPADD (Réseau de prévention des addictions) et Addict’AIDE.
Ces organisations ont développé des outils d’accompagnement : le site dryjanuary.fr, l’application TryDry (version française), l’application MyDéfi, des newsletters quotidiennes de motivation, et un groupe d’entraide sur Facebook.
Pourquoi l’État français n’a-t-il jamais soutenu cette initiative ? Nous y reviendrons en détail dans la Partie 5 – et vous comprendrez pourquoi on peut parler de véritable scandale politique.
Pour le médecin addictologue Michel Reynaud, cette situation est révélatrice : « Le danger principal d’un Dry January pour la viticulture, c’est qu’il dénormalise la consommation d’alcool et que les gens se rendent compte qu’on peut être bien sans systématiquement boire. » Un aveu qui en dit long sur les enjeux sous-jacents.
Partie 2 : Les Chiffres du Dry January en France (2024-2026)
Les statistiques sont le meilleur moyen de mesurer l’ampleur d’un phénomène. Et celles du Dry January en France sont spectaculaires.
2.1. La participation record : Une croissance exponentielle
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le Dry January connaît une croissance fulgurante en France. Voici l’évolution de la participation au fil des éditions :
- 2020 (1ère édition française) : 8% de la population
- 2021 : Plus de 10%
- 2022 : 24%
- 2024 : 4,5 millions de participants (20% de la population)
- 2025 : 5,6 millions d’inscrits sur dryjanuary.fr – Record battu !
En à peine 6 éditions, la participation a été multipliée par plus de 2,5. L’édition 2025 a également vu une explosion des téléchargements de l’application Try Dry, confirmant que les Français cherchent de plus en plus à être accompagnés dans leur démarche.
Une perception de plus en plus positive
En termes de perception publique, fin 2024, 75% des Français interrogés ont indiqué que le Dry January était « une bonne chose », contre seulement 68% en 2020-2021. Une progression de 7 points en 5 ans qui témoigne d’un véritable changement culturel.
Par ailleurs, 61% des consommateurs d’alcool connaissaient l’initiative en 2024, preuve que la notoriété du défi ne cesse de croître malgré l’absence de soutien gouvernemental.
2.2. Qui participe ? Le profil détaillé des participants
L’étude JANOVER, première étude scientifique française sur le Dry January, menée par le Centre Hospitalier Le Vinatier de Lyon avec le soutien de l’Institut National du Cancer, nous livre des données précieuses sur le profil des participants.
Par tranche d’âge – Les jeunes en première ligne
- 18-34 ans : 29% de participation – Les plus engagés !
- 35-54 ans : 20%
- Plus de 55 ans : 15%
Ces chiffres révèlent une prise de conscience générationnelle. Les jeunes adultes sont significativement plus enclins à questionner leur rapport à l’alcool que leurs aînés. Sur les réseaux sociaux, les 18-34 ans représentent 77% des conversations autour du Dry January (en hausse de 9 points par rapport à l’année précédente).
Cette donnée est particulièrement intéressante car elle contredit le cliché du « jeune qui boit trop ». En réalité, la génération Z et les millennials sont beaucoup plus sensibles aux questions de santé et de bien-être que les générations précédentes.
Répartition hommes/femmes
Hommes : 51,5% – Femmes : 48,5%. Une quasi-parité qui montre que le sujet de la consommation d’alcool touche tout le monde, indépendamment du genre.
Un point crucial : les buveurs à risque surreprésentés
Voici peut-être la donnée la plus importante de toutes : 32% des participants au Dry January se reconnaissent comme ayant une consommation d’alcool potentiellement à risque, contre seulement 17% chez les non-participants.
Cela signifie que le Dry January touche précisément les personnes qui en ont le plus besoin. Ce n’est pas un défi pour les non-buveurs ou les buveurs occasionnels. C’est un outil de prise de conscience pour ceux qui s’interrogent sur leur consommation – exactement la cible qu’une politique de santé publique devrait viser.

2.3. Les motivations des participants
Selon l’enquête YouGov de novembre 2024 (réalisée auprès de 1 003 personnes représentatives), les Français participent au Dry January pour des raisons variées, mais centrées sur le bien-être :
- Améliorer sa santé : 41% (motivation n°1)
- Réduire sa consommation d’alcool : 32%
- Faire une détox après les fêtes : 27%
- Perdre du poids : 19%
- Mieux dormir : 16%
- Par curiosité / relever un défi : 14%
À noter : la motivation « réduire sa consommation » est plus marquée chez les hommes (42%) que chez les femmes (16%), révélant des approches différentes selon le genre. Les hommes semblent plus conscients d’un besoin de régulation, tandis que les femmes mettent davantage en avant les aspects bien-être et détox.
2.4. L’étude JANOVER : La première preuve scientifique française
Jusqu’en 2024, les effets du Dry January n’avaient jamais été mesurés scientifiquement en France. L’étude JANOVER, publiée dans la revue Frontiers in Public Health en décembre 2024, vient combler ce manque avec des résultats remarquables.
Méthodologie
L’équipe du Centre Hospitalier Le Vinatier de Lyon, dirigée par le Dr Louis-Ferdinand Lespine, a interrogé 2 000 participants au Dry January 2024 via un questionnaire en ligne représentatif. Les participants ont ensuite été suivis à 3 mois et 8 mois après le défi.
Résultats clés
- 60% des participants ont tenu tout le mois de janvier sans alcool
- 62% consomment toujours moins d’alcool 3 mois après le défi
- 58% déclarent une baisse de leur consommation 8 mois après
- 54% rapportent une amélioration du bien-être physique
Ces données confirment ce que les études britanniques avaient déjà démontré : le Dry January n’est pas qu’un « gadget » de janvier. Il a des effets durables sur les comportements de consommation.
Le Dr Gautam Mehta, chercheur britannique spécialiste du sujet, avait d’ailleurs constaté des résultats similaires : « Six ou huit mois après le Dry January, la proportion des personnes qui boivent à des niveaux dangereux a diminué de 50%. »
Pour les défenseurs du Dry January, ces résultats prouvent que ce défi facilite le refus d’un verre dans certaines situations et aide à reprogrammer durablement sa relation à l’alcool. C’est exactement ce que j’observe au quotidien avec les personnes que j’accompagne.
Partie 3 : Pourquoi le Dry January ? L’Alcool en France, un Enjeu de Santé Publique Majeur
Avant de parler des bienfaits du Dry January, il est essentiel de comprendre pourquoi un tel défi est nécessaire. Et les chiffres sont sans appel.
3.1. Les chiffres alarmants de la consommation d’alcool en France
La France reste l’un des pays les plus consommateurs d’alcool au monde. Elle se situe au 6ème rang des pays de l’OCDE, avec environ 10,35 litres d’alcool pur par habitant de plus de 15 ans en 2023 (contre 12,7 litres en 2000 – une baisse, certes, mais insuffisante).
La mortalité : un fléau silencieux
L’alcool est responsable de 41 000 à 49 000 décès par an en France selon les estimations de Santé Publique France et du ministère de la Santé. Cela représente :
- 16 000 décès par cancers
- 9 900 décès par maladies cardiovasculaires
- 6 800 décès par maladies digestives (cirrhoses, pancréatites…)
- 5 400 décès pour causes externes (accidents, suicides)
- Plus de 3 000 décès par autres maladies (diabète, épilepsie, troubles mentaux…)
Pour mettre ces chiffres en perspective : l’alcool tue environ 120 personnes par jour en France. C’est plus que les accidents de la route (3 200 morts en 2023). C’est l’équivalent d’un crash d’avion tous les 3 jours. Et pourtant, ce fléau reste largement invisible médiatiquement.
La deuxième cause de mortalité évitable
Après le tabac (75 000 décès/an), l’alcool est la deuxième cause de mortalité évitable en France. Le mot « évitable » est crucial : ces morts ne sont pas une fatalité. Des politiques de prévention efficaces pourraient sauver des dizaines de milliers de vies chaque année.
L’alcool est également :
- Le deuxième facteur de risque de cancer (28 000 nouveaux cas par an, dont 8 000 cancers du sein)
- La première cause de handicap mental non génétique à la naissance (1 naissance sur 1000 touchée par le syndrome d’alcoolisation fœtale)
- La première cause évitable de mortalité chez les 15-30 ans
- La première cause évitable de démence précoce
- Présent dans 30% des accidents de la route mortels
- Impliqué dans de nombreuses violences intrafamiliales et conjugales
3.2. Le coût social de l’alcool : Plus de 100 milliards d’euros par an
Au-delà du drame humain, l’alcool représente un gouffre financier pour la société. Selon l’étude de l’économiste Pierre Kopp pour l’OFDT, le coût social de l’alcool est estimé à 102 à 120 milliards d’euros par an.
Ce coût se décompose ainsi :
- Valeur des vies humaines perdues : 66 milliards d’euros
- Dégradation de la qualité de vie : 39 milliards d’euros
- Pertes de production (arrêts maladie, baisse productivité) : 9 milliards d’euros
- Dépenses de soins : 7,7 milliards d’euros (dont 2,64 milliards rien qu’en hospitalisations)
- Prévention et répression : 283 millions d’euros
Face à cela, les recettes fiscales sur l’alcool ne représentent que 3,2 à 4 milliards d’euros. L’économiste Frédéric Bizard résume parfaitement la situation : « Quand on met les coûts liés aux années de vies perdues, les dépenses liées à la perte de productivité, les dépenses pour les finances publiques, notamment les coûts des soins, plus les taxes, on est à une centaine de milliards, soit 4 points de PIB de coût. »
Dit autrement : l’alcool coûte 25 à 30 fois plus qu’il ne rapporte. D’un strict point de vue économique, la situation est absurde. Et pourtant, comme nous le verrons, l’État français refuse de soutenir les campagnes de prévention…
3.3. Les repères de consommation officiels
En 2017, Santé Publique France et l’Institut National du Cancer ont établi de nouveaux repères de consommation « à moindre risque » :
- Maximum 10 verres standard par semaine
- Maximum 2 verres par jour
- Des jours sans consommation chaque semaine
Attention : ces repères ne signifient pas « zéro risque ». Le message clé, que le lobby de l’alcool s’efforce de faire oublier, est que le risque existe dès le premier verre. L’alcool est classé cancérigène pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) depuis 1988.
Pourtant, 23,6% des 18-75 ans dépassent au moins l’un de ces trois repères. Et surtout : 10% des buveurs sont responsables de 58% de la consommation totale d’alcool en France. Une minorité qui concentre une grande partie des risques… et souvent sans en avoir conscience.
3.4. Les fausses croyances qui persistent
Selon une enquête de l’Institut National du Cancer :
- 38,6% des Français pensent que « ce sont surtout les alcools forts qui augmentent le risque de cancer » (FAUX – c’est la quantité d’alcool qui compte, pas le type de boisson)
- 23,5% pensent que « boire un peu de vin diminue le risque de cancer » (FAUX – le risque commence dès le premier verre)
- 1 Français sur 4 croit encore que le vin « protège » du cancer
Ces fausses croyances, entretenues par des décennies de marketing de l’industrie viticole, constituent un obstacle majeur à une prise de conscience collective. Le Dry January est justement l’occasion de questionner ces mythes.
Partie 4 : Les Bienfaits Scientifiquement Prouvés d’un Mois Sans Alcool
Maintenant que nous avons compris l’ampleur du problème, passons aux bonnes nouvelles. Car oui, un seul mois sans alcool peut transformer votre vie. Et ce n’est pas du marketing – c’est de la science.
Les données suivantes proviennent principalement de l’étude de l’Université de Sussex menée sur plus de 5 000 participants au Dry January au Royaume-Uni, complétées par l’étude française JANOVER.
4.1. Amélioration du sommeil (71% des participants)
C’est souvent le premier bienfait ressenti, parfois dès la première semaine. Dans l’enquête de l’Université de Sussex, 71% des participants ont déclaré mieux dormir pendant le Dry January.
Pourquoi l’alcool détruit votre sommeil
L’alcool est un faux ami du sommeil. Certes, il peut faciliter l’endormissement en agissant sur le GABA (le « frein » du cerveau). Mais il perturbe profondément la qualité du sommeil :
- Réduction du sommeil paradoxal (phase des rêves) de 20 à 25%
- Augmentation des micro-réveils nocturnes (surtout en deuxième partie de nuit)
- Fragmentation du cycle de sommeil
- Effet diurétique → réveils pour aller aux toilettes
- Ronflements et apnées du sommeil aggravés
- Sensation de fatigue au réveil malgré 8h de sommeil
C’est ce que j’ai vécu pendant des années : je m’endormais vite grâce au vin, mais je me réveillais systématiquement entre 2h et 4h du matin, impossible de me rendormir. Le lendemain ? Brouillard mental, irritabilité, envie de sucre pour compenser… Et le soir ? Un verre pour « me détendre ».
Ce qui se passe quand on arrête
Dès les premiers jours sans alcool, le cycle de sommeil se régule naturellement. Les nuits deviennent plus réparatrices. Les réveils nocturnes diminuent. La sensation de fraîcheur au réveil revient.
4.2. Amélioration de la santé du foie (visible dès 31 jours)
Le foie est l’organe le plus directement impacté par l’alcool, puisqu’il est chargé de le métaboliser. Des études ont montré qu’un mois d’abstinence permet déjà :
- Une réduction des enzymes hépatiques (marqueurs de souffrance du foie)
- Une diminution de la stéatose hépatique (« foie gras »)
- Une amélioration du métabolisme général
Même après des années de consommation régulière, le foie a une capacité de régénération remarquable. Un mois sans alcool lui donne l’occasion de « souffler » et de commencer à se réparer.
4.3. Amélioration de l’apparence de la peau (57% des participants)
57% des participants au Dry January ont constaté une amélioration de leur peau. Pourquoi ?
L’alcool déshydrate l’organisme (effet diurétique) et dilate les vaisseaux sanguins, ce qui peut entraîner rougeurs, teint terne et vieillissement prématuré de la peau. En arrêtant de boire, on observe souvent un teint plus lumineux, une meilleure hydratation cutanée et une réduction des inflammations.
4.4. Perte de poids (58% des participants)
58% des participants ont perdu du poids. Ce n’est pas surprenant quand on sait que l’alcool est une source importante de calories « vides » :
- Un verre de vin (150ml) : environ 133 calories
- Une bière (330ml) : environ 150-239 calories
- Un cocktail : 200 à 400 calories
Selon une étude britannique de 2018, les participants au Dry January ont perdu en moyenne 2 kg sur le mois. En France, avec une consommation moyenne de 2-3 verres par jour, l’économie calorique peut représenter 500-1000 calories quotidiennes.
4.5. Augmentation de l’énergie (67% des participants)
67% des participants ont déclaré avoir plus d’énergie. C’est le cercle vertueux :
- Meilleur sommeil = plus de repos réparateur
- Meilleure hydratation = moins de fatigue
- Foie moins sollicité = meilleur métabolisme énergétique
- Pas de « gueule de bois » légère chronique = journées plus productives
4.6. Amélioration de la santé mentale
La consommation régulière d’alcool augmente le risque de troubles anxieux de 30% selon une étude de l’Université de Southampton. Cela peut sembler contre-intuitif (on boit pour « se détendre »), mais l’alcool perturbe l’équilibre des neurotransmetteurs (GABA, glutamate, sérotonine, dopamine), créant anxiété et irritabilité à long terme.
En arrêtant, beaucoup constatent une amélioration de leur humeur générale, une réduction de l’anxiété et une plus grande stabilité émotionnelle.
4.7. Économies financières (88% des participants)
88% des participants ont économisé de l’argent. En France, une bouteille de vin coûte en moyenne 5-15€, une bière 2-5€. À raison de 2-3 consommations quotidiennes, l’économie mensuelle peut atteindre 150€ ou plus.
C’est l’occasion de réinvestir cet argent dans quelque chose qui vous fait vraiment du bien : sport, sorties culturelles, week-end…
4.8. Des effets qui durent
Le point crucial : ces bénéfices ne s’arrêtent pas au 31 janvier. L’étude JANOVER montre que :
- 62% des participants consomment moins 3 mois après
- 58% consomment encore moins 8 mois après
- En moyenne, les participants réduisent leur consommation d’1 jour par semaine 6 mois après
Le Dr Gautam Mehta résume : « Six ou huit mois après le Dry January, la proportion des personnes qui boivent à des niveaux dangereux a diminué de 50%. Participer au Dry January leur a peut-être permis de repartir à zéro dans leur relation à l’alcool. »
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Partie 5 : Le Scandale Politique – Comment le Lobby de l’Alcool a Capturé la Politique de Santé Française
C’est la partie la plus controversée de ce guide. Mais elle est essentielle pour comprendre pourquoi, contrairement à tous les autres pays occidentaux, la France refuse de soutenir officiellement le Dry January.
5.1. Novembre 2019 : Quand Macron enterre le Dry January officiel
Remontons en novembre 2019. Santé Publique France prépare activement la première édition du Dry January français pour janvier 2020. Les budgets sont alloués. Les campagnes sont prêtes. L’agence gouvernementale est sur le point de soutenir officiellement l’opération.
Puis Emmanuel Macron se rend en visite à Épernay, dans la région du Champagne, pour rencontrer des représentants du monde viticole – notamment le syndicat des vignerons de la Champagne.
Ce qui se passe lors de cette rencontre va tout changer. Selon le président du syndicat des vignerons, le chef de l’État a été « sensible à leurs arguments ». Et d’ajouter cette phrase révélatrice : « Il a dit qu’il n’y aurait pas de mois sec, de mois sans alcool. »
Quelques semaines plus tard, Santé Publique France fait volte-face. Le soutien gouvernemental est retiré. Les associations se retrouvent seules pour porter l’opération, « en-dehors de toute politique publique », comme le note Radio France.
Le message est clair : face au lobby viticole, la santé publique peut attendre.

5.2. Audrey Bourolleau : Le symbole du conflit d’intérêts
Pour comprendre comment le lobby de l’alcool a pu obtenir une telle influence sur la politique de santé française, il faut s’intéresser à un personnage clé : Audrey Bourolleau.
De lobbyiste du vin à conseillère de Macron
Audrey Bourolleau a été déléguée générale de « Vin et Société » de 2012 à 2017. Vin et Société est LE lobby officiel de la filière viticole française. Sa mission ? Défendre les intérêts économiques du secteur auprès des pouvoirs publics et… contrer les politiques de santé publique jugées trop restrictives.
Sous sa direction, Vin et Société a notamment obtenu l’assouplissement de la loi Évin en 2015 – la loi qui encadrait strictement la publicité sur l’alcool depuis 1991. Une victoire majeure pour le lobby.
La Revue du Vin de France l’a élue « Femme de l’Année 2014 », saluant le fait qu’elle ait « magistralement remobilisé les acteurs du vin français, alors dans le collimateur des autorités sanitaires » en incitant la filière à « produire des études scientifiques » et en évitant de « rester sur la défensive face aux attaques du lobby sanitaire ».
En 2016, elle rejoint l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron comme référente sur les questions agricoles. Après l’élection, en mai 2017, elle est nommée conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural à l’Élysée.
L’alerte des addictologues
Cette nomination provoque une levée de boucliers immédiate. 11 associations d’addictologues et 6 experts en santé publique publient un communiqué dénonçant les risques de conflit d’intérêts :
« La nomination d’une représentante de la filière alcool ne manque pas d’inquiéter sur les conflits d’intérêts qui pourraient survenir au détriment de la santé publique. Pour les acteurs de la santé publique, le risque est que la politique agricole et viticole se fasse au détriment d’une politique efficace de lutte contre les consommations nocives d’alcool. »
La Fédération Française d’Addictologie rappelle que « l’apparence du conflit suffit à le caractériser » selon la loi sur la transparence de la vie publique.
Des documents révélateurs
En 2022, Le Monde publie une enquête révélant des documents internes. Le quotidien indique que, « loin de se déporter des sujets liés [à l’alcool] », Audrey Bourolleau a continué à intervenir sur ces questions pendant son mandat à l’Élysée.
Le journal rappelle avoir déjà qualifié dès 2018 Audrey Bourolleau de « symbole du rapport décomplexé avec les lobbys » du président Macron, et comme « levier pour que le lobby de l’alcool sape toute prévention prônant l’abstinence » en 2020.
En 2022, elle est à nouveau placée par Emmanuel Macron à la tête de son groupe de campagne consacré aux questions d’agriculture et d’alimentation pour la présidentielle.
5.3. Vin et Société : Un lobby surpuissant
Pour comprendre le poids du lobby viticole en France, il faut connaître « Vin et Société », l’association qui représente la filière auprès des pouvoirs publics.
Les chiffres du lobby
- 500 000 acteurs de la filière représentés
- 200 000 € de dépenses de lobbying déclarées en 2018
- Plus de 100 députés membres du groupe d’étude parlementaire « Vigne, vin et œnologie »
Une stratégie assumée
Selon l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) et la Fédération française d’addictologie (FFA), Vin et Société pratique la désinformation scientifique.
L’émission Cash Investigation d’Élise Lucet a montré comment le lobby du vin fait pression sur le pouvoir politique, notamment via le groupe d’étude parlementaire, pour limiter la taxation et les restrictions sur l’alcool.
Plus troublant encore : le lobby s’est associé à Mon Quotidien et aux Incollables (groupe Play Bac) pour « contourner les règles » et « faire entrer des publications sur le vin dans les bibliothèques scolaires ». Un ciblage des enfants qui en dit long sur les méthodes employées.
5.4. Les campagnes de prévention enterrées (2023)
L’affaire la plus récente, révélée par la cellule investigation de Radio France en septembre 2023, est peut-être la plus choquante.
Deux campagnes annulées
En novembre 2022, la Direction Générale de la Santé commande à Santé Publique France deux campagnes de prévention sur les risques liés à l’alcool :
1. La campagne « Alcool et rugby » – prévue pour être diffusée pendant la Coupe du monde de rugby organisée en France à l’automne 2023. Le concept : un « coach de supporters » au physique costaud rappelant aux spectateurs d’éviter les abus. Slogan : « Ne laissez pas l’alcool vous mettre KO. »
2. La campagne grand public – intitulée « Quand on boit des coups, notre santé prend des coups », montrant des personnes buvant un verre avec des messages de prévention : « Boire de l’alcool multiplie les risques de troubles du rythme cardiaque », « Boire de l’alcool multiplie les risques d’AVC hémorragiques ».
Les visuels sont créés. Les slogans sont prêts. Les budgets sont alloués. Plus d’un an de travail.
Le courrier de Vin et Société à Emmanuel Macron
En janvier 2023, Vin et Société envoie un courrier directement à Emmanuel Macron pour exprimer sa « stupéfaction » face à une campagne de Santé Publique France (« La bonne santé n’a rien à voir avec l’alcool »). Le lobby dénonce le ciblage « des moments de convivialité des Français ».
Selon les informations de Radio France, le cabinet d’Emmanuel Macron a répercuté les récriminations de la filière alcool auprès du cabinet du ministre de la Santé François Braun. Par la suite, une source bien renseignée explique qu’il y a eu « une forme d’autocensure » au ministère. Les deux campagnes ont été « flinguées ».
Le couperet tombe
En mai 2023, les visuels des deux campagnes sont présentés au cabinet du ministre de la Santé François Braun. Quelques semaines plus tard : annulation.
À la place, le ministère donne son aval pour une campagne « C’est la base » ciblant uniquement les jeunes avec des messages comme « faire attention à ses amis s’ils boivent trop », « boire aussi de l’eau en soirée », « ne pas oublier de manger ».
Myriam Savy, porte-parole d’Addictions France, décrypte : « Les campagnes de prévention à destination des jeunes ou des femmes enceintes ne dérangent pas les alcooliers car elles sont ciblées. Les deux campagnes annulées visaient la population générale qui consomme de manière régulière de l’alcool. On leur dit que l’alcool comporte un risque pour la santé, que c’est un facteur de risque de cancer. Et ça, la filière alcool n’aime pas. »
Le refus de la campagne 2019
Ce n’est pas fini. Après l’annulation des deux nouvelles campagnes, il est proposé de rediffuser une ancienne campagne de 2019 articulée autour des slogans : « Au-delà de deux verres par jour, vous augmentez vos risques d’hémorragie cérébrale, de cancers et d’hypertension » et « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum deux verres par jour. Et pas tous les jours. »
Le nouveau ministre de la Santé Aurélien Rousseau refuse également. Le ministère se contente de faire savoir que le site en ligne « Alcool Info Service » va être « renforcé ».
5.5. La position des ministres : Une frilosité assumée
Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture (2023)
Sur France Inter, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a déclaré préférer « la mesure et la modération plutôt que l’interdiction, l’injonction permanente ».
Bernard Basset, président d’Addictions France, fait remarquer : « C’est curieux, il reprend mot pour mot ce que dit Vin et Société. » Une coïncidence troublante.
Yannick Neuder : Une première timide (janvier 2025)
En janvier 2025, pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, un ministre de la Santé français soutient publiquement le Dry January. Yannick Neuder déclare participer au défi.
Mais attention : il précise immédiatement qu’il le fait « à titre personnel », et non au nom du gouvernement. Une nuance qui en dit long sur les pressions qu’il subit.
Selon Euronews, ce soutien même « personnel » risque de provoquer l’ire de Macron, connu pour son attachement au vin français.
5.6. L’appel des 48 addictologues (décembre 2024)
Face à ce blocage politique, les acteurs de la santé publique se mobilisent. En décembre 2024, 48 addictologues ont écrit au gouvernement pour demander son soutien à l’opération Dry January.
Leur demande : « Nous demandons que le Défi de janvier fasse partie des grandes campagnes de prévention nationales portées par les instances publiques, à l’instar du Mois sans tabac. »
À ce jour : aucune réponse officielle.
5.7. Comparaison avec le Royaume-Uni : Un gouffre
La comparaison avec le Royaume-Uni est édifiante :
- UK : Le Dry January est soutenu officiellement par Public Health England (agence gouvernementale)
- UK : Des financements publics pour les campagnes de communication
- UK : Présence de la campagne dans les hôpitaux, les administrations, les entreprises
- France : Aucun soutien gouvernemental
- France : Porté uniquement par des associations avec des moyens limités
- France : Des campagnes de prévention activement censurées
Le Dr Bernard Basset résume : « Il y a une pression considérable du lobby du secteur économique de l’alcool sur les pouvoirs publics pour éviter de faire de la prévention efficace. Il ne faut surtout pas parler des liens entre consommation d’alcool et maladies type cancer. »
5.8. Le « French January » : La contre-offensive du lobby
En janvier 2026, Vin et Société lance sa propre contre-campagne : le « French January », prônant « la modération et la convivialité à la française » plutôt que l’abstinence.
Sur son site, l’association écrit : « Si nous respectons tous ceux et toutes celles qui font le Dry January à titre personnel, la filière de la vigne et du vin considère que c’est un modèle inadapté à la réalité de la consommation française. »
Le message est clair : dénormaliser l’alcool est inacceptable pour l’industrie. Comme le note Michel Reynaud, addictologue : « Le danger principal d’un Dry January pour la viticulture, c’est qu’il dénormalise la consommation d’alcool et que les gens se rendent compte qu’on peut être bien sans systématiquement boire. »
5.9. Ce que révèle ce scandale
Cette situation révèle plusieurs vérités dérangeantes :
- Le lobby viticole a une influence directe sur les décisions de santé publique au plus haut niveau de l’État
- Des campagnes de prévention validées par les autorités sanitaires peuvent être censurées sous pression économique
- La France est le seul grand pays occidental où le gouvernement refuse de soutenir le Dry January
- Les intérêts économiques (45 milliards d’euros de chiffre d’affaires) l’emportent sur les intérêts sanitaires (41 000 morts par an)
- Le coût social de l’alcool (102 milliards €) est ignoré au profit de recettes fiscales (4 milliards €)
La bonne nouvelle ? Malgré ce blocage politique, le Dry January continue de croître grâce à l’engagement de la société civile. Les 5,6 millions de participants de 2025 prouvent que les Français sont prêts pour ce changement – même si leurs dirigeants ne le sont pas.
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Partie 6 : Guide Pratique pour Réussir son Dry January
Passons maintenant aux conseils concrets pour réussir votre mois sans alcool.
6.1. Préparation mentale (avant le 1er janvier)
Définir son « pourquoi »
Avant de commencer, clarifie ta motivation profonde. Pourquoi veux-tu faire ce défi ? Écris ta raison en une phrase. Par exemple : « Je veux retrouver de l’énergie pour être plus présent avec mes enfants » ou « Je veux voir si je peux me détendre sans alcool ».
Cette phrase sera ton ancre les jours difficiles.
Identifier ses déclencheurs
Quelles sont les situations qui te poussent habituellement à boire ?
- Fin de journée de travail : Le « verre de décompression »
- Événements sociaux : Soirées, apéros, dîners
- Stress : Tensions au travail, problèmes personnels
- Ennui : Moments de vide à remplir
- Fatigue : Paradoxalement, on boit parfois pour « tenir »
Prépare à l’avance des alternatives pour chaque situation.
6.2. Préparer son environnement
Éloigner l’alcool
Retire les bouteilles de ton champ de vision. Tu n’as pas besoin de tout jeter, mais range-les dans un placard fermé, ou mieux, donne-les temporairement à quelqu’un.
Créer un « bar à mocktails »
Prépare des alternatives attrayantes :
- Eaux pétillantes variées (Perrier, San Pellegrino, Badoit)
- Kombucha (différentes saveurs)
- Kéfir de fruits
- Bières sans alcool (Heineken 0.0, Kronenbourg 0.0, brasseries artisanales)
- Vins sans alcool (Vintense, Pierre Zéro)
- Sirops de qualité
- Thés et infusions premium
L’idée est de transformer le « moment du verre » en « moment de la boisson spéciale », sans l’alcool.
6.3. S’équiper des bons outils
Applications recommandées
- Try Dry (application officielle Alcohol Change UK)
- MyDéfi (application française)
- Drink Free Days (NHS)
- I Am Sober (compteur de jours)
Ces applications permettent de suivre sa progression, recevoir des encouragements quotidiens et visualiser les bénéfices (économies, calories, jours cumulés).
Sites utiles
- dryjanuary.fr : Site officiel français
- AlcoolInfoService.fr : Information et soutien
- Groupe Facebook du Défi de Janvier : Communauté d’entraide
6.4. Gérer les envies
La technique des 10 minutes
Quand une envie arrive, dis-toi : « J’attends 10 minutes. » Pendant ce temps, occupe-toi : fais du thé, passe un appel, sors marcher, mets de la musique. Les études montrent qu’une envie dure rarement plus de 10-15 minutes avant de refluer.
Tu peux répéter cette technique plusieurs fois par jour. Chaque envie surmontée renforce ta confiance.
Techniques de distraction
- Boire un verre d’eau pétillante avec du citron
- Sortir prendre l’air 5 minutes
- Faire quelques respirations profondes
- Appeler un ami
- Écouter de la musique
- Préparer un mocktail élaboré
6.5. Gérer la pression sociale
C’est souvent le défi le plus difficile. Comment refuser un verre sans passer pour le « rabat-joie » ?
Préparer ses réponses
- « Je fais le Dry January »
- « Je me sens mieux sans alcool en ce moment »
- « Je conduis »
- « Je prends des médicaments qui ne sont pas compatibles »
- « J’ai un défi sportif bientôt »
Apporter ses propres alternatives
Lors des soirées, apporte tes propres boissons sans alcool. Une bouteille de kombucha haut de gamme ou un mocktail fait maison montre que tu ne te prives pas – tu fais juste un choix différent.
Le « momentum social »
C’est une technique que j’enseigne à mes clients. Avant une soirée où tu sais que tu ne boiras pas, « échauffe-toi socialement » : fais du small talk avec le caissier, échange quelques mots avec un voisin, appelle un ami. Cette énergie sociale accumulée te permettra d’arriver à la soirée détendu et bavard – sans avoir besoin d’alcool comme « lubrifiant social ».
6.6. Se récompenser autrement
L’alcool est souvent utilisé comme récompense. Il faut le remplacer par d’autres gratifications :
- Milestones : Fête chaque semaine accomplie (1 semaine, 2 semaines, 3 semaines, 1 mois)
- Achats plaisir : Utilise l’argent économisé pour te faire plaisir
- Expériences : Réserve une activité que tu aimes (massage, cinéma, restaurant)
- Journal : Note tes ressentis positifs chaque jour
Partie 7 : Les Alternatives à l’Alcool
7.1. Recettes de mocktails
Virgin Mojito
- 6-8 feuilles de menthe fraîche
- 1/2 citron vert pressé
- 1 cuillère à café de sucre de canne (ou sirop de sucre de canne)
- Eau pétillante
- Glaçons
Piler légèrement la menthe avec le sucre, ajouter le jus de citron, remplir de glace et compléter d’eau pétillante.
Spritz sans alcool
- 3 cl de Crodino ou sirop d’orange amère
- 3 cl d’eau pétillante
- 3 cl de jus d’orange sanguine
- Rondelle d’orange
- Olive verte (optionnel)
Ginger Kombucha
- 100 ml de kombucha au gingembre
- 100 ml d’eau pétillante
- Jus de citron frais
- Sirop d’érable (au goût)
- Glaçons et lamelle de gingembre frais
7.2. Les boissons fermentées
- Kombucha : Thé fermenté, probiotique, légèrement pétillant
- Kéfir de fruits : Boisson fermentée à base d’eau et de fruits
- Jun : Similaire au kombucha mais fermenté avec du miel
- Kéfir d’eau : Plus léger que le kéfir de fruits
7.3. Le marché du « No-Low »
Le marché des boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool explose. En 2025, 32% des Français déclarent en consommer (+4 points vs 2024).
Vins sans alcool
- Vintense
- Pierre Zéro
- Natureo (Torres)
Spiritueux sans alcool
- Seedlip (pionnier)
- Lyre’s (imitation de spiritueux classiques)
- Monday Gin
Bières sans alcool
- Heineken 0.0
- Kronenbourg 0.0
- Bières artisanales sans alcool (de plus en plus de brasseries s’y mettent)
7.4. Les classiques revisités
- Eau pétillante au citron et aux herbes fraîches
- Thés glacés maison (hibiscus, menthe, citron)
- Jus de fruits pressés
- Infusions froides
- Limonades artisanales
- Sirops de qualité (sureau, lavande, gingembre)
Partie 8 : Les Limites et Précautions
8.1. Quand consulter un médecin
Important : Chez les personnes ayant une consommation élevée ou une dépendance, un arrêt brutal peut entraîner des effets indésirables, parfois sévères. Les symptômes de sevrage peuvent inclure :
- Tremblements
- Sueurs
- Anxiété intense
- Nausées
- Insomnies sévères
- Dans les cas graves : convulsions, delirium tremens
Dans ces situations, l’accompagnement par un professionnel de santé est indispensable afin d’éviter les risques liés au sevrage. Si vous consommez de l’alcool quotidiennement depuis des années et en quantité importante, consultez votre médecin avant de commencer le Dry January.
8.2. Le Dry January n’est pas pour tout le monde
Le défi peut ne pas convenir à :
- Les personnes avec une dépendance physique sévère (voir médecin)
- Les personnes prenant certains médicaments qui interagissent avec les changements métaboliques
- Les personnes suivant un traitement pour l’alcoolisme (le suivi médical est prioritaire)
En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.
8.3. Les critiques du Dry January
Pour être équilibré, présentons aussi les arguments contre le Dry January, notamment ceux avancés par la filière viticole.
Le point de vue des viticulteurs
À Châteauneuf-du-Pape et dans d’autres régions viticoles, le Dry January est souvent mal perçu. Un viticulteur témoigne : « Je ne vois pas trop à quoi ça sert, pour moi, c’est qu’une histoire de faire le buzz. »
Vin et Société propose une alternative : « Un chemin d’éducation à la modération. En janvier… et bien au-delà. » L’association a lancé le « French January », célébrant la « consommation responsable ».
La question du « tout ou rien »
Certains critiquent l’approche « abstinence totale » du Dry January, lui préférant une approche de réduction progressive. L’argument : apprendre à boire « avec modération » serait plus durable qu’un mois d’abstinence suivi d’un retour aux anciennes habitudes.
C’est un point de vue… que les données ne soutiennent pas. L’étude JANOVER montre que 58% des participants consomment moins 8 mois après le Dry January. L’abstinence temporaire semble bel et bien modifier les comportements sur le long terme.
8.4. Modération vs Abstinence : Le Grand Débat
C’est LE débat central autour du Dry January, et il mérite un développement approfondi.
L’histoire d’un slogan marketing
Vous connaissez la formule « À consommer avec modération ». Elle apparaît sur toutes les publicités pour l’alcool. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que cette mention n’est pas obligatoire légalement.
Comme l’explique au HuffPost Mickael Naassila, directeur du groupe de recherche sur l’alcool de l’Université de Picardie et président de la Société Française d’Alcoologie : « En janvier 1991, lorsque la loi Évin a été adoptée, une seule mention a été décrétée obligatoire : “L’abus d’alcool est dangereux pour la santé”. Sauf que dès 1991, le lobby de l’alcool a réussi à minimiser cet avertissement en y ajoutant “À consommer avec modération”. Cela réduit considérablement l’impact sanitaire et incite même à la consommation d’alcool. »
Autrement dit : la mention « À consommer avec modération » est un ajout stratégique du lobby de l’alcool, pas une exigence de santé publique.
Comment ce slogan nous manipule
L’efficacité de cette stratégie repose sur plusieurs mécanismes :
- La « modération » n’est jamais définie – chacun peut y mettre ce qu’il veut
- Le message crée une confusion entre « limite à ne pas dépasser » et « dose recommandée »
- Il transforme un avertissement négatif (« c’est dangereux ») en invitation implicite (« consommez, mais modérément »)
- Il suggère qu’une consommation « modérée » est sans risque (ce qui est faux)
Comme le note la Revue du Praticien : « Les alcooliers ont ainsi transformé un avertissement négatif en une injonction de modération. “À consommer avec modération” représente une invitation implicite à consommer de l’alcool, et la modération devient un habillage séduisant destiné à cacher la vérité. »
Ce que dit la science
La science est claire : il n’existe pas de seuil de consommation « sans risque » pour l’alcool. Les études montrent :
- Le risque de cancer augmente dès le premier verre
- L’alcool est classé cancérigène « groupe 1 » par l’OMS (même catégorie que l’amiante ou le tabac)
- La notion de « verre de vin bon pour le cœur » a été réfutée par des méta-analyses récentes
- Les bénéfices cardiovasculaires supposés du vin sont surestimés et ne compensent pas les risques
Les acteurs de santé publique, dont l’Inserm, plaident pour remplacer le message « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » par « Toute consommation d’alcool comporte un risque pour la santé ». Plus clair, plus honnête.
Pourquoi la « modération » échoue souvent
En tant que coach sobriété, j’observe quotidiennement les limites de l’approche « modération ». Voici ce que j’ai constaté :
- « Un verre » devient facilement deux, puis trois – les bonnes résolutions s’effritent
- Contrôler sa consommation demande une énergie mentale constante et épuisante
- Tant que l’alcool est présent (même en petite quantité), le cerveau reste https://unansansalcool.com/ce-que-lalcool-fait-vraiment-a-ton-cerveau/« programmé » pour en vouloir plus
- La modération maintient le message : « L’alcool est important dans ma vie » – ce qui perpétue la dépendance psychologique
Les statistiques le confirment : selon une étude du NIAAA (National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism), 90% des tentatives de modération chez les buveurs réguliers échouent à long terme.
L’avantage de l’abstinence temporaire
Le Dry January propose une approche différente : au lieu de négocier en permanence avec soi-même (« Est-ce que je peux boire ce soir ? Combien ? »), il supprime temporairement la question.
Les bénéfices psychologiques sont multiples :
- Fin du « dialogue interne » épuisant
- Clarté mentale – plus besoin de justifier ses choix
- Découverte qu’on peut vivre pleinement sans alcool
- Remise à zéro de la relation à l’alcool
- Après janvier, un choix vraiment libre (et non dicté par l’habitude)
C’est ce que résume le Dr Gautam Mehta : « Participer au Dry January leur a peut-être permis de repartir à zéro dans leur relation à l’alcool. »
Mon point de vue de coach
En accompagnant des dizaines de personnes dans leur parcours de sobriété, j’ai acquis une conviction : la modération fonctionne rarement pour ceux qui en ont vraiment besoin.
Si vous pouvez facilement boire un verre et vous arrêter, si l’alcool n’occupe pas une place centrale dans votre vie, si vous n’avez jamais eu de difficulté à refuser un verre – alors oui, la modération peut fonctionner pour vous.
Mais si vous lisez cet article, il y a des chances que l’alcool soit une question plus complexe dans votre vie. Dans ce cas, le Dry January est une excellente opportunité de tester l’abstinence. Non pas comme une privation, mais comme une expérience de liberté.
Comme je le dis souvent à mes clients : « On ne manque rien quand on arrête l’alcool. On gagne tout. »
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Partie 9 : Et Après Janvier ? Maintenir les Bénéfices
Le Dry January se termine le 31 janvier. Et ensuite ? Voici comment capitaliser sur cette expérience.
9.1. Faire le bilan de son mois
Avant de reprendre (ou non) une consommation d’alcool, prends le temps de faire un bilan honnête.
Questions à te poser
- Comment ai-je dormi ce mois-ci ?
- Ai-je eu plus d’énergie au quotidien ?
- Ai-je perdu du poids ?
- Comment était mon humeur générale ?
- Ai-je été plus présent pour mes proches ?
- Est-ce que les moments sociaux étaient vraiment moins bien sans alcool ?
- Ai-je ressenti un manque ? Si oui, à quels moments précis ?
- Combien ai-je économisé ?
Si l’absence d’alcool ne t’a pas empêché de passer de bons moments avec tes proches, si tu as ressenti des bénéfices physiques ou mentaux : ton rapport à l’alcool est probablement sain.
En revanche, si une sensation de manque s’est fait sentir, si les occasions sociales étaient vraiment difficiles sans boire, si tu comptais les jours jusqu’à la fin du défi : c’est peut-être un signal que l’alcool avait pris une place trop importante. Une information précieuse.
9.2. Intégrer de nouvelles habitudes durables
Le Dry January n’est pas une fin en soi. C’est une opportunité de redéfinir durablement ta relation à l’alcool.
Les conseils d’Alcohol Change UK pour l’après-janvier
- Si tu reprends une consommation, fais-le progressivement
- Sois attentif aux signes de surconsommation
- Réfléchis à une consommation modérée (pas tous les jours, pas systématiquement)
- Continue à t’informer sur les effets de l’alcool
- Garde des jours « sans » dans ta semaine
Mes recommandations personnelles
- Garde l’habitude des alternatives (mocktails, boissons fermentées)
- Maintiens au moins 3-4 jours sans alcool par semaine
- Ne bois pas pour « gérer » une émotion (stress, ennui, tristesse)
- Reste attentif à l’évolution de ta consommation dans les mois qui suivent
9.3. Les autres défis similaires
Si le Dry January t’a plu, d’autres défis existent pour maintenir la dynamique :
- Tournée Minérale (février, Belgique francophone)
- Défi 28 jours (Québec)
- Sober October (octobre, anglophone)
- Go Sober for October (Royaume-Uni, au profit de Macmillan Cancer Support)
Ou pourquoi pas… prolonger l’expérience ? Beaucoup de participants au Dry January découvrent qu’ils n’ont finalement pas envie de reprendre. Et c’est parfaitement légitime.
Partie 10 : Mon Point de Vue de Coach Sobriété
Pour conclure ce guide, je voudrais partager mon expérience personnelle et professionnelle sur la question de la sobriété.
10.1. Pourquoi le Dry January est un premier pas important
Le Dry January est selon moi une porte d’entrée remarquable vers une réflexion sur sa consommation d’alcool. Voici pourquoi :
- Il dénormalise l’alcool : On réalise qu’on peut vivre pleinement sans boire
- Il crée une prise de conscience : Les bienfaits ressentis sont des preuves concrètes
- Il offre un cadre collectif : On n’est pas seul, des millions de personnes font le même défi
- Il est temporaire : L’engagement d’un mois est psychologiquement plus facile qu’un engagement « à vie »
- Il n’est pas stigmatisant : Faire le Dry January est socialement accepté, contrairement à « arrêter de boire »
Ce que j’observe chez mes clients
Beaucoup de personnes que j’accompagne ont commencé leur réflexion par un Dry January. Le scénario typique :
- Janvier : Dry January « pour voir »
- Février : Reprise de la consommation, mais avec un regard différent
- Mars-Avril : Prise de conscience que quelque chose a changé
- Mai-Juin : Décision de creuser le sujet, recherche d’informations
- Second semestre : Prise de contact pour un accompagnement
Le Dry January plante une graine. Cette graine peut mettre des mois à germer, mais elle est là.
10.2. Les limites du Dry January seul
Cela dit, le Dry January a ses limites si on s’arrête là.
La volonté ne suffit pas
Si tu as « résisté » pendant 31 jours en serrant les dents, l’expérience n’est pas durable. La volonté est une ressource limitée. Elle s’épuise. Le 1er février, la « soupape de sécurité » saute et on risque de rattraper le « temps perdu ».
Les 6 blocages qui empêchent d’arrêter
Dans mon accompagnement, j’identifie souvent 6 blocages fondamentaux :
- Croire que l’alcool détend (alors que le cortisol et l’adrénaline augmentent après la consommation)
- Sous-estimer l’influence du marketing et de la culture française
- Se blâmer soi-même (« je suis faible ») au lieu de comprendre les mécanismes de la substance
- Penser que l’alcool ajoute de la valeur à la vie (alors qu’il masque, il n’améliore pas)
- Se comparer aux autres (« je bois moins que lui »)
- Ne pas décider clairement (rester dans les limbes du « je verrai »)
Le Dry January révèle ces blocages, mais ne les résout pas nécessairement.
La clé : la compréhension, pas la volonté
Ce qui m’a permis d’arrêter de boire le 23 mai 2022, ce n’est pas la volonté. C’est la compréhension. Quand on comprend vraiment comment l’alcool agit sur le cerveau (dopamine, GABA, glutamate), quand on démystifie les mythes qu’on s’est raconté pendant des années, quand on réalise qu’il prend plus qu’il ne donne… alors arrêter devient NATUREL.
Ce n’est plus une privation. C’est une libération.
10.3. Si tu veux aller plus loin
Mon approche de coaching s’adresse aux entrepreneurs, cadres et professionnels qui veulent :
- Comprendre (et non juger) leur relation à l’alcool
- Démystifier les mécanismes neurologiques de la dépendance
- Se libérer sans souffrance ni frustration
- Retrouver énergie, clarté mentale, présence
- Le faire en toute confidentialité, sans passer par des structures traditionnelles
Je ne suis ni médecin ni thérapeute. Je suis quelqu’un qui a vécu 20 ans avec l’alcool, qui s’en est libéré, et qui aide aujourd’hui d’autres personnes à faire de même.
Si tu veux en discuter, tu peux réserver un appel gratuit après avoir fait ton Bilan Alcool ici : https://link.go.unansansalcool.com/bilan. Pas de pression, juste une conversation confidentielle, bienveillante et constructive.
Conclusion
Le Dry January n’est pas qu’un défi à la mode. C’est un mouvement de fond qui traduit une évolution profonde de notre société face à l’alcool.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 5,6 millions de participants en 2025, 75% d’opinion favorable, des effets durables prouvés scientifiquement. Et tout cela malgré l’absence totale de soutien gouvernemental, malgré les pressions du lobby viticole, malgré l’enterrement des campagnes de prévention.
Ce que révèle ce guide, c’est qu’il existe un décalage croissant entre :
- D’un côté, une population qui s’interroge sur sa consommation, qui aspire à plus de bien-être, qui est prête à changer
- De l’autre, des pouvoirs publics capturés par des intérêts économiques, qui refusent de soutenir des initiatives de santé publique pourtant plébiscitées
Mais la bonne nouvelle est là : ce mouvement est bottom-up. Il vient des citoyens, pas des élites. Et rien ne pourra l’arrêter.
Si tu fais le Dry January cette année, sache que tu rejoins des millions de personnes qui, comme toi, ont décidé de reprendre le contrôle. Que tu tiennes tout le mois ou non, que tu reprennes l’alcool en février ou non – tu auras fait un pas important.
Et si tu découvres, comme moi il y a quelques années, que la vie sans alcool est non seulement possible mais meilleure… alors bienvenue dans la liberté.
On ne manque rien quand on arrête l’alcool. On gagne tout.
Prends soin de toi, vraiment.
Sylvain Rouget Coach Sobriété | unansansalcool.com
FAQ – Questions Fréquentes
1. Qu’est-ce que le Dry January exactement ?
Le Dry January (« Janvier Sec ») est un défi qui consiste à ne pas consommer d’alcool pendant tout le mois de janvier. Né au Royaume-Uni en 2013, il est arrivé en France en 2020 sous le nom de « Défi de Janvier ». L’objectif est de faire une pause après les excès des fêtes, de mesurer l’impact de l’alcool sur sa vie, et potentiellement de repenser sa consommation à long terme.
2. Quels sont les bienfaits prouvés d’un mois sans alcool ?
Les études (Sussex, JANOVER) montrent des améliorations significatives : meilleur sommeil (71%), plus d’énergie (67%), perte de poids (58%), amélioration de la peau (57%), économies (88%), réduction de la consommation jusqu’à 8 mois après le défi (58%). Les bienfaits sur le foie, la santé mentale et la clarté cognitive sont également documentés.
3. Combien de Français participent au Dry January ?
L’édition 2025 a battu tous les records avec 5,6 millions d’inscrits sur dryjanuary.fr. La participation a été multipliée par 2,5 depuis la première édition française en 2020. 75% des Français ont une opinion positive du défi.
4. Pourquoi l’État français ne soutient-il pas le Dry January ?
C’est le scandale révélé dans ce guide. En novembre 2019, après une visite d’Emmanuel Macron à Épernay (région du Champagne), Santé Publique France a retiré son soutien sous pression du lobby viticole. En 2023, deux campagnes de prévention ont été « flinguées » après un courrier de Vin et Société transmis par l’Élysée au ministère de la Santé.
5. Comment réussir son Dry January ?
Prépare-toi mentalement (définis ton « pourquoi »), adapte ton environnement (éloigne l’alcool, prépare des alternatives), utilise des applications de suivi (Try Dry, MyDéfi), gère les envies avec la technique des 10 minutes, prépare des réponses pour la pression sociale, et récompense-toi autrement.
6. Que boire à la place de l’alcool ?
Les alternatives sont nombreuses : mocktails (Virgin Mojito, Spritz sans alcool), boissons fermentées (kombucha, kéfir), vins et bières sans alcool (marché en pleine expansion : 32% des Français en consomment), eaux pétillantes aromatisées, thés et infusions premium.
7. Le Dry January est-il dangereux ?
Pour la grande majorité des gens, non. Mais attention : chez les personnes ayant une forte dépendance physique, un arrêt brutal peut provoquer des symptômes de sevrage (tremblements, sueurs, anxiété, convulsions). Si vous buvez quotidiennement et en grande quantité, consultez un médecin avant de commencer.
8. Que faire si je ne tiens pas tout le mois ?
Ce n’est pas un échec ! Chaque jour sans alcool est une victoire. Si tu as tenu 2 semaines, c’est 2 semaines de bienfaits. L’important est d’observer : à quel moment as-tu craqué ? Qu’est-ce qui a déclenché l’envie ? Ces informations sont précieuses pour mieux te connaître.
9. Quelle est la différence entre le Dry January et le Défi de Janvier ?
C’est la même chose ! « Dry January » est le nom original britannique, « Défi de Janvier » est le nom français. En France, le défi est porté par une coalition d’associations (Addictions France, Ligue contre le Cancer, etc.) sans soutien gouvernemental.
10. Le Dry January a-t-il des effets à long terme ?
Oui. L’étude JANOVER montre que 62% des participants consomment moins 3 mois après, et 58% consomment encore moins 8 mois après. Le Dr Mehta a constaté une réduction de 50% de la consommation dangereuse 6-8 mois après le défi. Un mois d’abstinence peut vraiment « reprogrammer » la relation à l’alcool.
Et si tu allais plus loin ? Le Dry January, c’est un premier pas.
Mais si tu veux vraiment te libérer de l’alcool, je peux t’accompagner. Sans cure. Sans AA.
Mais pas seul. 👉 Réserve un appel gratuit et parlons-en.
Prends soin de toi, vraiment.
Sylvain Rouget
Avertissement : Mes accompagnements ne sont pas des actes médicaux et ne remplacent pas un suivi médical ni l’avis d’un professionnel de santé.
Article mis à jour : Janvier 2026 © 2026 unansansalcool.com – Tous droits réservés

