Jérôme, chef d'entreprise : « Je me sentais prisonnier, ou même esclave »

Il avait déjà arrêté de boire. Deux fois. Et deux fois, il avait repris.

Jérôme, chef d'entreprise.
Accompagné en 2025. Témoignage recueilli le 14/01/2026.
Ce parcours est celui de Jérôme. Chaque situation est différente et aucun résultat n'est garanti.

Les deux tentatives

La première, c'était trois mois à l'étranger, sans accès à l'alcool. La seconde, trois mois pendant le confinement.

Dans les deux cas, ça a tenu tant que le contexte le tenait. Puis ça a repris.

Ce qu'il décrit de cette période, beaucoup le reconnaîtront.

« Il y avait un espèce de combat intérieur où quasiment chaque soir je me disais : après la semaine que j'ai passée, je mérite bien de me prendre un petit coup. »

« La fatigue, le manque de volonté, une forme de culpabilité à pas trouver les moyens d'arrêter. »

« C'est une spirale qui n'avance à rien. »

Le déclic

Jérôme rachetait un fonds de commerce, avec plusieurs salariés.

« J'ai besoin d'être en pleine capacité de mes moyens. »

Les signaux s'accumulaient.

« J'avais du mal à me lever, des raisonnements plus lents, des problèmes de mémoire. Ça m'a décidé à sauter le pas. »

Et cette phrase, que tout dirigeant devrait entendre :

« Si on n'est pas en bonne santé, on peut pas mener des projets d'envergure. Il faut d'abord prendre soin de soi. »

Ce qui a été différent, cette fois

Il ne l'a pas fait seul.

« J'ai été surpris par la facilité. Tu m'as donné des clés de suite pour la période difficile. »

« J'ai pas eu ce combat intérieur. J'ai pu focaliser mon esprit sur autre chose. »

Sur le premier échange, il ajoute quelque chose que beaucoup redoutent :

« C'est plus facile de se confier, parce que c'est des questions toujours très intimes et très difficiles à formuler. Ça a été fait toujours avec beaucoup de bienveillance. »

Ce qui a changé

« Je me suis libéré de l'alcool, parce qu'en fait je me sentais prisonnier, ou même esclave. »

« Le matin, je me lève comme un ressort. »

« Je me tiens beaucoup mieux en marchant, je suis pas voûté. »

Et sur l'anxiété :

« L'alcool a entre autres défauts d'être anxiogène. Avant, il fallait que je me fasse violence, par exemple quand les factures s'entassent. Maintenant je le vis beaucoup mieux. »

Et la vie sociale ?

C'est la peur la plus répandue. Sa réponse est la plus claire que j'aie entendue.

« Il y a des bouteilles d'alcool à la maison. Si quelqu'un veut boire, je sors la bouteille, je l'ouvre et je sers les gens. Mais j'ai même pas envie de le renifler. »

Ce qu'il dirait à quelqu'un qui hésite

« Je dis souvent : la peur n'évite pas le danger. »

« C'est pas une peur. C'est plutôt une forme de lâcheté envers soi-même. »

Si tu te reconnais dans ces deux arrêts qui n'ont pas tenu, tu sais déjà que la volonté n'est pas le problème.

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Un autre parcours : le témoignage de Marion

Le parcours de Jérôme est le sien. Chaque situation est différente et aucun résultat n'est garanti.
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